Dracénie : qui sera le prochain Président de DPVA?
Les urnes ont parlé. Les 15 et 22 mars 2026, les électeurs de la Dracénie ont désigné leurs maires et leurs conseils municipaux. Le cycle électoral local semble achevé. Et pourtant, au niveau de l’agglomération, la DPVA, l’essentiel reste à venir.
Car désormais, ce ne sont plus les habitants qui votent, mais les élus eux-mêmes. Dans les prochains jours, les conseillers communautaires — désignés au sein des nouveaux conseils municipaux installés — devront élire le président de la Dracénie Provence Verdon agglomération.
Une répartition des sièges fixée à l’avance
Contrairement aux apparences, tout ne se joue pas uniquement dans les résultats des municipales. L’équilibre de l’agglomération repose sur une règle préalable : la répartition des sièges entre communes est statutaire, fixée selon leur poids démographique.
Draguignan dispose de 21 représentants. Vidauban en compte 6. Le Muy et Lorgues disposent chacun de 5 sièges. Les Arcs en comptent 4. Flayosc, Salernes et Trans-en-Provence disposent chacun de 3 représentants. Figanières et La Motte en comptent 2. Les autres communes — Ampus, Bargème, Callas, Châteaudouble, Claviers, Comps-sur-Artuby, La Bastide, La Roque-Esclapon, Montferrat, Saint-Antonin-du-Var, Taradeau, Sillans-la-Cascade — disposent chacune d’un siège.
Au total, une assemblée d’environ 67 membres, où la majorité absolue se situe autour de 34 voix.
La carte politique de la Dracénie n’a pas basculé. Elle n’a connu ni vague, ni rupture, ni renversement brutal. Les seuls changements notables se sont produits à La Motte et aux Arcs-sur-Argens. Dans les principales communes comme dans les villages de l’arrière-pays — de Draguignan à Vidauban, du Muy à Lorgues, de Flayosc à Salernes — ce sont des majorités locales, souvent ancrées, parfois sans étiquette nette mais culturellement proches d’une gestion de centre droit, qui se sont imposées. Le territoire donne ainsi l’image d’une continuité presque tranquille.
Toutefois, lors du dernier conseil communautaire précédant les élections, un épisode révélateur est venu troubler cette apparente sérénité. En fin de séance, un échange tendu a opposé plusieurs maires autour du projet de pôle de transition environnementale, finalement abandonné. Refus de prise de parole, clôture jugée précipitée, prises de position publiques : la scène a mis en lumière des désaccords profonds entre élus du territoire, bien au-delà d’un simple débat technique. Comme l’a relaté Nice-Matin, quatre maires ont ensuite livré publiquement leur version de cet affrontement.
Ce moment, aura t’il des répercussions sur la suite des évènements ?
Tout dépendra d’abord d’un point essentiel : le maire de Draguignan sera-t-il candidat à la présidence de l’agglomération ? Et, s’il l’est, parviendra-t-il de nouveau à rassembler une majorité parmi les nouveaux élus communautaires ?
Dans l’hypothèse d’un scenario surprise, l’élection pourrait prendre la forme d’un véritable affrontement politique. Dans le cas contraire, elle pourrait tout aussi bien s’inscrire dans une logique de continuité, voire de consensus.
On attend désormais la convocation du prochain conseil communautaire de la DPVA. Il pourrait se tenir dans la semaine du 30 mars ou celle du 6 avril 2026, dans la salle Édouard Soldani, au sein du Conseil départemental du Var à Draguignan.
C’est là que se jouera la suite. Avec soit une poursuite du consensus assurant la domination de Draguignan et de la gouvernance de son maire, soit une redistribution des cartes au sein de l’intercommunalité qui laisserait apparaitre de nouveaux leaders pour cette institution majeure.
